Estimation temps marathon — depuis votre semi ou 10 km

Estimation de temps de course : marathon, semi, 10 km

Estimez votre temps au marathon depuis un semi ou un 10 km : 3 modèles comparés donnent une fourchette. Ajoutez votre volume pour affiner.

Votre chrono de référence
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Estimer le temps sur
Affiner l'estimation marathon

Saisissez votre volume hebdomadaire pour une estimation marathon plus juste (modèle Vickers-Vertosick, 40 % plus précis que Riegel).

Conditions de course (facultatif)

Ajustez l'estimation selon la météo et le profil du parcours.

Comment estimer son temps de course

  1. Entrez un chrono que vous avez déjà couru

    Choisissez 5K, 10K, Semi ou Marathon, ou tapez votre distance, puis le temps en heures, minutes et secondes. Prenez une course récente : un vieux chrono décrit une forme passée.

  2. Choisissez la distance à estimer

    Sélectionnez la distance visée, marathon compris. Riegel, Cameron et les tables de Jack Daniels (VDOT) tournent ensemble : vous n'avez rien à cocher.

  3. Ouvrez les blocs facultatifs

    Affiner l'estimation marathon ouvre le champ volume hebdomadaire : renseignez-le et, si la cible atteint 42 km, un quatrième modèle s'ajoute, le seul qui regarde votre entraînement. Conditions de course accepte la température attendue et le dénivelé positif.

  4. Lisez la fourchette, pas un chiffre

    Le tableau donne chaque modèle avec son allure au km, puis une ligne Recommandé, moyenne des modèles affichés. Au-dessus, la fourchette montre leur écart ; sous le tableau, la barre de confiance dépend du rapport entre la distance cible et la distance connue.

Ce que l'outil calcule

Vous entrez une course que vous avez réellement courue — 10 km, semi, n'importe quelle distance — et la distance à estimer. Trois modèles tournent en parallèle : Riegel, Cameron et les tables de Jack Daniels (VDOT). Vous ne lisez donc pas un chiffre mais une fourchette, avec une ligne Recommandé qui en est la moyenne.

Sous le tableau, quatre barres jaugent une seule chose : le rapport entre la distance visée et celle que vous avez saisie — « confiance élevée » entre 0,8 et 1,25 fois, « bonne confiance » jusqu'à 2,5, « modérée » jusqu'à 5, « faible » au-delà. L'accord entre les modèles, lui, se lit dans la fourchette au-dessus du tableau. Pour convertir le résultat en allure, enchaînez sur le calculateur d'allure.

Trois modèles, un quatrième sur marathon

T2 = T1 × (D2 / D1)^1,06

C'est la formule de Peter Riegel (1981), la plus utilisée en course à pied. L'exposant 1,06 est un facteur de fatigue moyen : quand la distance double, le temps est multiplié par 2,08, pas par 2. Un semi en 1h45 devient ainsi 3h38:55 sur marathon.

  • Cameron (1999) donne à chaque distance son propre facteur et sort des temps plus prudents sur le long : sur ce même semi, 3h43:08, quatre minutes de plus que Riegel.
  • Daniels/VDOT, les « tables de JD » dont parlent les forums, traduit votre chrono en un score VDOT — un équivalent de VO2max déduit de la course, pas d'un test en laboratoire — puis cherche le temps de même effort sur la distance visée. Notre semi en 1h45 vaut un VDOT de 42,6 ; le calculateur de VO2max part du même principe.
  • Vickers-Vertosick ne se déclenche qu'à partir de 42 km visés, et seulement si vous renseignez votre volume hebdomadaire : c'est le seul endroit où courir davantage change l'estimation. « Le marathon pardonne moins le faible kilométrage », résume un coureur sur un forum français.

Trois réflexes avant d'y croire

Notez les conditions de votre course de référence

Un semi sur parcours plat par 10 °C et le même chrono sur parcours vallonné en plein été ne décrivent pas le même coureur. Couru dans le dur, votre chrono rend l'estimation pessimiste : votre forme réelle est meilleure que le chiffre. Une descente ou un vent portant font l'inverse.

Un profil de coureur n'est pas l'autre

Un spécialiste du fractionné court son marathon plus lentement que prévu ; un gros rouleur ne retrouve pas son 5 km théorique. Le bouton Ajouter une deuxième course remplace le 1,06 universel par votre facteur de fatigue, tant que vos deux chronos restent cohérents entre eux : endurant en dessous de 1,04, orienté vitesse au-dessus de 1,08.

Servez-vous de la fourchette

La ligne Recommandé est votre objectif, la prévision la plus lente votre plan pour un jour sans, la plus rapide votre plafond. Traduisez-la avec le calculateur d'allures d'entraînement.

Du semi ou du 10 km au marathon : les repères

Estimation de Riegel (exposant 1,06) depuis les deux points de départ les plus cherchés en France. L'outil y ajoute Cameron, Daniels/VDOT, la fourchette et la confiance.

Depuis votre semi

Votre semiMarathon estiméAllure marathon
1h303h07:394:27 min/km
1h403h28:304:56 min/km
1h453h38:555:11 min/km
1h503h49:215:26 min/km
2h004h10:125:56 min/km
2h104h31:026:25 min/km

Depuis votre 10 km

Votre 10 kmMarathon estiméAllure marathon
40:003h04:004:22 min/km
45:003h27:014:54 min/km
50:003h50:015:27 min/km
55:004h13:016:00 min/km
1h004h36:016:32 min/km
1h054h59:017:05 min/km

Deux ordres de grandeur à ne pas confondre. Pour un coureur entraîné, l'écart avec la réalité tourne autour de 5 à 15 minutes : c'est l'ordre de grandeur de l'avertissement affiché sous le tableau tant que le champ volume hebdomadaire reste vide tant que le champ volume hebdomadaire reste vide. Pour un premier marathon, il peut atteindre 10 à 15 % : la gestion des glucides et la tête après le 30e kilomètre pèsent plus lourd que la vitesse pure. Si votre sortie longue plafonne sous 30 km, ces temps sont un plafond, pas un objectif.

Questions fréquentes

Semi ou 10 km : quelle course donne l'estimation la plus fiable ?

Le semi, et l'écart se voit à l'écran. Tout se joue sur le rapport entre les deux distances : 2,0 du semi au marathon, ce qui vaut « bonne confiance » ; 4,2 depuis un 10 km, « confiance modérée » ; 8,4 depuis un 5 km, « confiance faible ». Le quatrième palier, « confiance élevée », vise deux distances presque identiques.

Concrètement, un semi en 1h45 donne une fourchette marathon de 3h37:50 à 3h43:08, un peu plus de cinq minutes d'écart. Si vous avez les deux chronos, entrez le semi.

Peut-on estimer son marathon à partir d'une séance de fractionné ?

Non, et c'est la réponse constante des forums français. Une séance de 3 × 1 000 m ou une sortie longue ne dit rien de votre capacité à tenir une allure sur 42,195 km : elle se court avec des récupérations, et sans la contrainte du dossard. Un habitué résume : « On n'est pas devins. Il faut te tester en compétition. » Sans dossard récent, courez un test à fond sur un parcours plat et mesuré, puis retirez 1 à 2 % du temps obtenu.

Mon seul chrono date d'un an, je peux quand même l'utiliser ?

Oui, mais l'outil estimera la forme que vous aviez il y a un an. La fenêtre utile est de 8 à 12 semaines : au-delà, le chrono décrit un autre coureur — le même, avec douze mois d'entraînement ou de blessures en plus.

Deux options : glisser un 10 km dans votre préparation, ou saisir l'ancien chrono en sachant ce qu'il vaut — prudent si vous avez progressé, flatteur si l'année a été creuse — et viser la ligne Recommandé plutôt que la prévision la plus rapide.

Pourquoi ma montre Garmin annonce un marathon plus rapide que l'outil ?

Nous ne connaissons pas l'algorithme de votre montre : ces modèles ne sont pas documentés publiquement. Ce qui vaut pour toute estimation faite depuis une course plus courte : sur marathon, elle est en général optimiste de 5 à 15 minutes pour un coureur amateur — l'avertissement que l'outil affiche tant que le champ volume hebdomadaire reste vide.

D'où la fourchette. Sur un 10 km en 50:00, les trois modèles donnent 3h49:34, 3h50:01 et 3h54:16, soit une ligne Recommandé à 3h51:17. Renseignez votre volume : le quatrième modèle entre en jeu, 3h58:35 à 40 km par semaine, 3h48:23 à 80. Même vitesse, dix minutes d'écart.

L'outil accepte-t-il ma VMA ?

Non : il part d'un chrono de course, pas de la VMA. Il n'y a pas de champ VMA, et pas de conversion VMA vers temps de marathon. Ce n'est pas une perte : un chrono de course porte deux informations à la fois, le coût en oxygène de votre allure et la fraction de VO2max que vous tenez sur la durée. C'est ce que le modèle VDOT exploite, et c'est la seconde qui décide d'un marathon. Sans chrono récent, courez un 10 km.

Quel chrono viser sur semi pour un marathon en moins de 4 h ?

Environ 1h55 sur semi, ou 52:00 sur 10 km. Pour un marathon en 4h, les trois modèles demandent 1h52:56, 1h55:07 et 1h56:06 sur semi, soit une moyenne de 1h54:43 ; sur 10 km, la moyenne tombe à 51:55. Pour viser 3h30, comptez 1h40:13 sur semi.

L'ordre qui fonctionne : choisissez d'abord la distance visée dans Estimer le temps sur, puis votre distance de référence — semi ou 10 km — et le chrono que vous y valez aujourd'hui, que vous comparerez au résultat. Basculez ensuite sur Mode inverse, en haut du formulaire, et entrez le temps visé : l'outil vous rend le chrono qu'il faudrait valoir aujourd'hui.

La chaleur change-t-elle l'estimation ?

Oui, au-dessus de 10 °C seulement. Ouvrez Conditions de course, entrez la température attendue : la correction s'applique à tous les modèles, +2 % à 15 °C, +5 % à 20 °C, +10 % à 25 °C. Sur un marathon en 4h, 20 °C représentent 12 minutes de plus. À 8 °C, rien ne bouge : c'est voulu.

Le dénivelé positif a son propre champ dans le même bloc. Avant un marathon de printemps comme celui de Paris, fiez-vous aux moyennes de température de l'épreuve, pas au souvenir de l'an dernier.

Références 6 sources
  1. Riegel, P.S. (1981). Athletic Records and Human Endurance. American Scientist.
  2. Daniels, J. (2014). Daniels' Running Formula, 3rd Edition. Human Kinetics.
  3. Daniels, J. & Gilbert, J. (1979). Oxygen Power: Performance Tables for Distance Runners. Self-published.
  4. Cameron, D. (1999). Prediction of Performance in Distance Running Events. Unpublished manuscript / online resource.
  5. Joyner, M.J. & Coyle, E.F. (2008). Endurance exercise performance: the physiology of champions. The Journal of Physiology. doi:10.1113/jphysiol.2007.143834
  6. Vickers, A.J. & Vertosick, E.A. (2016). An empirical study of race times in recreational endurance runners. BMC Sports Science, Medicine and Rehabilitation. doi:10.1186/s13102-016-0052-y