Votre tableau de passage en trois réglages
Le calculateur s'ouvre sur un marathon en 3 h 30, allure régulière, découpé par km. Pour votre course, ajustez trois réglages puis lancez le calcul.
- La distance : 5K, 10K, Semi ou Marathon, déjà réglés sur les distances officielles (42,195 km pour le marathon). Pour un 15 km ou un 20 km, choisissez Autre et tapez la distance.
- Le temps objectif : heures, minutes et secondes dans trois cases, par exemple 3, 45 et 00. Entrez votre objectif exact, pas le palier le plus proche : c'est ce qui manque aux tableaux tout faits par quart d'heure.
- La stratégie : allure régulière, negative split (seconde moitié plus rapide) ou positive split (l'inverse).
Le tableau compte une ligne par kilomètre, plus une ligne Arrivée pour les derniers mètres : 43 lignes sur marathon, la dernière ne couvrant que 195 m, et 22 sur semi. Deux colonnes de temps, à ne pas confondre : Tronçon est le temps de ce seul kilomètre, Passage le temps cumulé depuis le départ, celui que vous comparez au chrono de la montre à chaque borne. Le découpage par mile ne sert que pour une course balisée en miles.
Negative split : ce que fait l'option, chiffres à l'appui
Le negative split, c'est courir la seconde moitié plus vite que la première. Ici, l'accélération est progressive, pas un changement de rythme au semi : le premier kilomètre est environ 2,5 % plus lent que votre allure moyenne, le dernier environ 2,5 % plus rapide, et chaque kilomètre entre les deux gagne un peu. Le total retombe exactement sur votre temps objectif.
Pour un marathon en 3 h 30 (allure moyenne 4:59 min/km) : premier kilomètre en 5:06, dernier kilomètre complet en 4:51, première moitié en 1:46:19, seconde en 1:43:41, soit 2 min 37 d'écart.
Le piège : vous êtes « en retard » presque toute la course. Comparé au plan régulier, vous passez au 5e km avec 33 s de retard (25:26 contre 24:53), et l'écart atteint 1 min 19 au 20e km (1:40:51 contre 1:39:32). Il se referme ensuite : 45 s au 35e km, 15 s au 40e. C'est prévu. Si vous rattrapez ce retard dès le 10e km, vous courez en réalité un plan régulier avec un départ trop rapide.
L'option positive split fait l'inverse : départ environ 2,5 % plus rapide que l'allure moyenne, puis ralentissement progressif. Elle se réserve aux parcours dont la seconde partie est nettement plus dure.
Le calcul exact
Chaque tronçon reçoit un coefficient selon sa position dans la course, p étant le milieu du tronçon divisé par la distance totale (de 0 à 1) : 1,025 − 0,05 × p en negative split, 0,975 + 0,05 × p en positive split, 1 en allure régulière. Les coefficients sont ensuite remis à l'échelle pour que la somme des tronçons égale le temps objectif.
En allure régulière, c'est simplement le temps divisé par la distance : 12 600 s divisées par 42,195 km donnent 298,6 s, soit 4:59 min/km ; les 195 derniers mètres prennent 58 s.
Le jour de la course : lire ses passages sans calculer
Regardez la colonne Passage, pas l'allure du dernier kilomètre. Un kilomètre isolé varie avec un ravitaillement, un virage ou la foule du sas au départ. Ce qui compte, c'est le temps cumulé à la borne, comparé au chrono de la montre. Si l'écart grossit d'une borne à l'autre, corrigez doucement, sans chercher à tout reprendre sur un seul kilomètre.
Fiez-vous aux bornes plutôt qu'à l'allure de la montre. La montre GPS compte en général un peu plus de distance que les bornes officielles, donc son allure moyenne vous flatte. Le temps de passage à la borne, lui, ne triche pas.
Visez la régularité avant le negative split. Au marathon de New York, à tous les niveaux, les coureurs ont en moyenne ralenti au fil de la course (Santos-Lozano et al., 2014). Le negative split de ce calculateur reste léger, environ 2,5 % entre les deux moitiés : son vrai rôle est de vous empêcher de partir trop vite.
Temps de passage pour 3 h 30, 3 h 45, 4 h et le semi
Tous les chiffres ci-dessous sortent du calculateur : temps cumulés aux bornes, en allure régulière puis en negative split. Pour un autre objectif, entrez-le : le tableau se calcule à la seconde.
Marathon
| Objectif | 5 km | 10 km | 20 km | 30 km | 40 km |
|---|---|---|---|---|---|
| 3 h 30 régulier (4:59 min/km) | 24:53 | 49:46 | 1:39:32 | 2:29:18 | 3:19:05 |
| 3 h 30 negative split | 25:26 | 50:43 | 1:40:51 | 2:30:23 | 3:19:20 |
| 3 h 45 régulier (5:20 min/km) | 26:40 | 53:19 | 1:46:39 | 2:39:58 | 3:33:18 |
| 3 h 45 negative split | 27:15 | 54:20 | 1:48:03 | 2:41:08 | 3:33:34 |
| 4 h régulier (5:41 min/km) | 28:26 | 56:53 | 1:53:45 | 2:50:38 | 3:47:31 |
| 4 h negative split | 29:04 | 57:58 | 1:55:15 | 2:51:52 | 3:47:49 |
Semi-marathon
| Objectif | 5 km | 10 km | 15 km | 20 km |
|---|---|---|---|---|
| 1 h 45 régulier (4:59 min/km) | 24:53 | 49:46 | 1:14:39 | 1:39:32 |
| 1 h 45 negative split | 25:22 | 50:25 | 1:15:12 | 1:39:40 |
| 2 h régulier (5:41 min/km) | 28:26 | 56:53 | 1:25:19 | 1:53:45 |
| 2 h negative split | 28:59 | 57:38 | 1:25:56 | 1:53:54 |
En negative split, l'écart avec le plan régulier se lit ligne à ligne : pour un semi en 2 h, 33 s de retard au 5e km (28:59 contre 28:26), plus que 9 s au 20e (1:53:54 contre 1:53:45).