Dénivelé en course à pied — temps ajouté et km-effort

Calculateur de dénivelé et km-effort

10 km avec 300 m de D+ et autant de D− : 1 min 30 de plus qu'à plat. Temps ajouté, allure ajustée et km-effort ITRA de votre parcours.

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Temps ajouté, km-effort, équivalent plat : trois chiffres différents

Le calculateur part de votre allure sur le plat et ajoute le coût du relief : 60 s par 100 m de D+, moins 30 s par 100 m de D−. La descente ne rend que la moitié de ce que la montée a coûté. Une boucle de 10 km avec 300 m de D+ et 300 m de D−, à 5:30 min/km, prend 56:30 au lieu de 55:00 : 3 min perdues en montée, 1 min 30 reprise en descente, 1 min 30 de plus au total. En trail, ce temps lié au relief est multiplié par 1,15 ; en terrain mixte, par 1,07.

Ces coefficients visent la route et les parcours vallonnés : le choix « Trail » (× 1,15) vise les chemins roulants, pas la montagne. Repère : Big Sur, le plus vallonné des marathons de route comparés ici, monte 11,9 m par km ; nettement au-delà, ou dès que le sentier devient technique, le temps réel dépassera l'estimation.

Le tableau de détail donne aussi deux distances, qui ne sont pas des temps :

  • Le km-effort : la distance, plus 1 par 100 m de D+. C'est l'unité de l'ITRA et de l'UTMB pour classer les courses de trail : 1 km de distance vaut 1 km-effort, 100 m de dénivelé positif aussi (ITRA). Le D− n'y entre pas. Il mesure la difficulté d'une course, pas votre temps.
  • La distance équivalente à plat : la distance, plus 0,8 km par 100 m de D+ et 0,2 km par 100 m de D−. C'est un coefficient propre à ce calculateur, qui sert à estimer la dépense d'énergie et à prévoir le ravitaillement. La ligne « Hausse du coût énergétique » du tableau exprime le même écart en pourcentage : 13,0 km pour 10 km, soit +30 %.

Sur une boucle, avec autant de D+ que de D−, les deux tombent sur le même chiffre : 13,0 pour 10 km et 300 m de D+. Sur un parcours en ligne, ils se séparent : 20 km avec 1 000 m de D+ et 200 m de D− donnent 30,0 km-effort, mais 28,4 km d'équivalent plat.

La note de difficulté sur 10 part de 1 et ajoute jusqu'à 7 points selon le D+ par km (maximum atteint à 50 m par km), jusqu'à 1 point selon le dénivelé cumulé (D+ et D−) par km et 1 point en trail (0,5 en mixte). Elle sert à comparer deux parcours, pas à prédire un temps.

Km-effort : les barèmes ITRA et UTMB

Le km-effort sert à classer une course, pas à prédire votre temps. L'ITRA attribue de 0 à 6 points selon le total (barème ITRA), et une course doit compter au moins 5 km-effort pour être référencée (FAQ organisateurs ITRA). Le calculateur affiche le km-effort de votre parcours ; les points et la catégorie se lisent dans ce barème.

Points ITRAKm-effortExemple
00 à 2410 km, 300 m de D+ : 13,0
125 à 4420 km, 1 000 m de D+ : 30,0
245 à 7442,2 km, 1 000 m de D+ : 52,2
375 à 11450 km, 2 500 m de D+ : 75,0
4115 à 154100 km, 3 000 m de D+ : 130,0
5155 à 209120 km, 5 000 m de D+ : 170,0
6210 et plus171 km, 10 000 m de D+ : 271,0

L'UTMB utilise la même formule (« KM-Effort = d + h/100 ») et range les courses de plus de 20 km-effort en quatre catégories : 20K, 50K, 100K et 100M (UTMB World Series). La 50K réunit les formats « entre 50 et 100 km-effort », avec l'OCC pour finale ; la 100K, les courses « de plus de 100 km-effort », avec la CCC ; la 100M vise les 170 km-effort de l'UTMB. Sur route, un marathon plat pèse déjà 42,9 km-effort (Berlin) ; le relief de New York ne le porte qu'à 44,7.

Parcours vallonné : ce que coûte le relief et comment le courir

Sur route, selon le calculateur, le relief coûte moins cher qu'on ne le croit. Un marathon en boucle avec 300 m de D+, couru à 5:00 min/km, passe de 3:30:59 à 3:32:29 : 1 min 30 de plus, environ 2 s par km. Même 1 000 m de D+ et autant de D− n'ajoutent que 5 min. Le cas le plus cher est la montée sans descente : 1 000 m de D+ et 0 m de D− coûtent 10 min.

Courez à l'effort, pas à l'allure. En côte, raccourcissez la foulée, augmentez la cadence et acceptez de perdre 20 à 40 s par km sur les pentes raides. En descente, laissez venir la vitesse sans vous jeter dedans : la descente use plus qu'elle ne rapporte. Elle ne rend que la moitié du temps perdu en montée, et elle accentue le travail excentrique des quadriceps, des mollets et des extenseurs de la hanche, un travail lié aux dommages musculaires (Eston et al., 1995). Boston (248 m de D+, 388 m de D−) ne coûte que 32 s selon le calculateur, mais ses descentes du début chargent les cuisses avant les côtes de Newton, en seconde moitié de course.

Fixez d'abord votre objectif sur le plat avec l'estimateur de temps de course, puis ajoutez le relief ici. Pour lire le D+ et le D− d'une trace GPX, ouvrez-la dans le visualiseur GPX (en anglais).

Questions fréquentes

Combien de temps ajoutent 1 000 m de dénivelé positif ?

Sur route, environ 10 min si vous ne faites que monter, 5 min si vous redescendez autant. Le calculateur compte 60 s par 100 m de D+ et rend 30 s par 100 m de D−. Un marathon couru à 5:00 min/km passe ainsi de 3:30:59 sur le plat à 3:40:59 avec 1 000 m de D+ sans descente, et à 3:35:59 avec 1 000 m de D+ et 1 000 m de D−. En trail, le temps lié au relief est multiplié par 1,15 : 5 min 45 au lieu de 5 min sur la même boucle.

Les calculateurs de randonnée annoncent bien plus, 10 min par 100 m, soit 1 h 40 pour 1 000 m : c'est la règle de Naismith (1892), pensée pour des marcheurs.

1 seconde par mètre de D+, 100 m de D+ = 1 km : quelle règle croire ?

Aucune n'est universelle, et elles ne mesurent pas la même chose. Prenez un 10 km en boucle avec 180 m de D+ et 180 m de D−, couru à 3:46 min/km, l'exemple qu'un coureur donne sur un forum. Voici ce que chaque règle compte pour le relief :

  • une seconde par mètre de D+ : 3 min ;
  • 1,2 s perdue par mètre de montée et 0,3 s reprise par mètre de descente, autre règle de forum : 2 min 42 ;
  • ce calculateur : 54 s (1 min 48 en montée, 54 s reprises en descente) ;
  • 100 m de D+ = 1 km de plus : 6 min 47.

La dernière règle, c'est le km-effort. Elle sert à classer les courses de trail, pas à chiffrer un temps sur route, et elle ajoute 1 km par 100 m de D+ quelle que soit la descente : elle gonfle donc le temps dès que le parcours redescend. Le calculateur se place dans le bas de la fourchette parce qu'il vise la route et les pentes douces. Sur des côtes raides ou un terrain technique, attendez-vous à perdre davantage.

Sur une boucle, faut-il compter le dénivelé négatif ?

Pour le temps, oui ; pour le km-effort, non. Sur une boucle de 10 km avec 300 m de D+ et 300 m de D−, la montée coûte 3 min et la descente en rend 1 min 30 : le relief ajoute 1 min 30, pas 3 min. Le km-effort, lui, ne compte que le D+ : 13,0 pour ce parcours, qu'il redescende ou non.

Une boucle vallonnée coûte donc toujours un peu de temps, même si vous revenez à votre point de départ : sur route, environ 30 s par 100 m de D+. La descente ne rend jamais tout ce que la montée a pris.

Le D+, c'est la montée seule ou la montée et la descente additionnées ?

La montée seule. Le dénivelé positif additionne toutes les montées ; les descentes forment le dénivelé négatif, compté à part et jamais soustrait. Un parcours qui monte de 300 m, descend de 100 m puis remonte de 200 m fait 500 m de D+ et 100 m de D−, pas 400 m.

Quand une course annonce « 180 m de dénivelé » sans préciser, vérifiez s'il s'agit du D+ ou de la somme des deux : sur une boucle, le coût en temps passe du simple au double (27 s ou 54 s). Deux montres sur le même parcours n'affichent pas non plus le même D+, selon l'altimètre et le lissage de l'application. Quand l'organisateur publie un D+ officiel, prévoyez votre course avec celui-là.

Combien de km-effort faut-il pour s'inscrire à l'UTMB ?

La page du système sportif UTMB ne fixe pas de total de km-effort à atteindre. Pour le tirage au sort du HOKA UTMB Mont-Blanc, elle demande « au moins 1 Running Stone », acquise au cours des deux dernières années, et « un UTMB Index valide » (système sportif UTMB World Series). Les Running Stones se gagnent en terminant une course des UTMB World Series Events ou des UTMB World Series Majors.

Le km-effort intervient ailleurs : il range les courses de plus de 20 km-effort dans quatre catégories, 20K, 50K, 100K ou 100M. Et un UTMB Index valide s'obtient en terminant, au cours des 24 derniers mois, une course du circuit UTMB World Series ou une course UTMB Index « dans la catégorie correspondante ». Une course de 42,2 km avec 1 000 m de D+ fait 52,2 km-effort : catégorie 50K. La catégorie d'Index demandée pour chaque course du Mont-Blanc figure sur un visuel de la page officielle, à vérifier avant de vous inscrire.

Peut-on estimer un temps de trail avec ce calculateur ?

Pas en montagne : le modèle est pensé pour la route et les parcours vallonnés. Il ajoute le même temps à chaque 100 m de D+, quelle que soit la pente. Pour un ultra en boucle de 171 km et 10 000 m de D+ (autant de D−), en mode Trail, couru à 7:00 min/km sur le plat, il n'ajoute que 57 min 30 au temps sur le plat : c'est manifestement trop peu.

Repère simple : jusqu'à une dizaine de mètres de D+ par km, sur route ou chemin roulant, l'estimation tient (Big Sur, le plus vallonné des marathons comparés, en compte 11,9). Au-delà, ou dès que le sentier devient technique, comptez plus long.

Pour un premier ordre de grandeur en trail, certains calculateurs de trail multiplient le km-effort par l'allure sur le plat. 50 km avec 2 500 m de D+ et autant de D−, en mode Trail, font 75 km-effort, soit 8 h 45 à 7:00 min/km, contre 6:04:23 ici. Cette méthode reste une approximation ; vos temps sur des courses au profil comparable restent le meilleur repère.

Marathon avec 290 m de D+ : de combien ralentir mon allure ?

Selon le calculateur, d'environ 2 s par km, pas de 5 ou 10 %. Pour un objectif de 3 h 44 sur le plat, soit 5:19 min/km, une boucle de 42,195 km avec 290 m de D+ et 290 m de D− donne 3:45:47 selon le calculateur : 1 min 27 de plus, pour une allure moyenne de 5:21 min/km. Ralentir de 5 % coûterait plus de 11 min, bien au-delà du coût du relief.

Inutile donc de changer d'allure cible à l'entraînement. Le jour de la course, courez les côtes à l'effort : laissez filer quelques secondes en montée, sans chercher à les reprendre aussitôt en haut.

Références 3 sources
  1. Naismith, W.W. (1892). Excursions: Cruach Ardran, Stobinian, and Ben More. Scottish Mountaineering Club Journal.
  2. Minetti, A.E., Moia, C., Roi, G.S., Susta, D., & Ferretti, G. (2002). Energy Cost of Walking and Running at Extreme Uphill and Downhill Slopes. Journal of Applied Physiology.
  3. Eston, R.G., Mickleborough, J., & Baltzopoulos, V. (1995). Eccentric Activation and Muscle Damage: Biomechanical and Physiological Considerations during Downhill Running. British Journal of Sports Medicine.