Chicago · 11 octobre 2026 · Récit personnel
Mon premier marathon de Chicago : 3:51:19 et tout le reste
Dans ce récit
Un peu plus de deux semaines ont passé depuis le marathon de Chicago. Je prends enfin le temps de raconter ce voyage.
J'ai terminé en 3:51:19. Un record personnel, mais pas les 3:45 que j'espérais. J'ai eu trois crampes dans les derniers kilomètres et, après l'arrivée, on m'a conduit en fauteuil roulant jusqu'au poste médical.
Pourtant, quand je repense à l'ensemble du séjour, je suis vraiment content d'y être allé.

Quelques secondes pour dire oui
Vers la mi-août, un samedi soir, je regardais un film sur mon canapé quand le responsable de mon groupe de course m'a contacté. Il y avait un dossard de sponsor pour Chicago. Est-ce que je voulais le prendre ? Il faudrait probablement payer le vol et l'hôtel moi-même.
Oui, bien sûr !
J'ai répondu en quelques secondes. Je me vois plutôt comme un ENTJ, mais ce soir-là, j'ai décidé avant de tout organiser.
C'était Chicago. J'avais assez tenté ma chance pour des courses très demandées pour savoir que s'inscrire ne suffit pas toujours à obtenir un dossard. Je pensais même que ce serait peut-être ma seule occasion de le courir.
Les questions pratiques sont venues après le oui. Mon visa américain avait expiré. Il restait environ huit semaines pour me préparer.
Je faisais encore du sport : trois séances de musculation par semaine, et une préparation pour HYROX. En revanche, de juin à août, je ne courais qu'environ 50 km par mois. Au premier semestre, j'avais terminé un semi-marathon en un peu plus de 1 h 45 avec encore de la réserve. Mon seul marathon était celui de Shanghai en 2024, en 4:08:31.
À partir de ce semi, j'ai choisi de tenter 3 h 45. J'ai créé huit semaines de préparation avec l'outil de plan d'entraînement de RunDida, disponible en anglais, puis j'ai commencé à suivre le programme.
Une sortie longue comme répétition générale
Les premières semaines se sont bien passées. Les distances augmentaient progressivement, et j'étais encore porté par l'idée de courir à Chicago.
Les sorties longues ont été plus difficiles.
Un jour, je devais faire 26 km et j'ai arrêté à 14 km. Il faisait chaud, l'après-midi, et j'avais mal prévu l'eau. D'autres fois, il pleuvait. Parfois, courir seul me donnait simplement envie d'en finir. Je sortais bien courir, mais je n'allais pas toujours jusqu'à la distance prévue.
Le plan avait prévu un objectif de repli : si je ne terminais pas les deux sorties les plus longues, il fallait passer à 3 h 55. Je m'en souvenais. Je voulais quand même essayer 3 h 45.
Trois semaines avant la course, j'ai organisé une vraie répétition. Un dimanche à huit heures, avec les chaussures et les vêtements du marathon. Petit-déjeuner, gels et produits de supplémentation en sel étaient prévus comme pour Chicago. J'ai choisi une piste d'école pour ne pas être interrompu sur le parcours.
J'ai couru 32 km en 2 h 50.
Le début était facile. Ensuite, tenir l'allure est devenu de plus en plus compliqué. À la fin, je tournais plutôt entre 5:30 et 6:00/km. J'essayais de lever les genoux et d'accélérer : ça marchait un petit moment, mais pas longtemps.
Après cette sortie, je pensais pouvoir terminer le marathon. Les 3 h 45 me semblaient moins sûres.
Je faisais aussi attention à la préparation en dehors des séances. J'ai essayé différents gels et boissons glucidiques, de la poudre de betterave et du jus de griotte, sans boire d'alcool pendant ces semaines. J'avais vraiment envie de bien courir.
Mon plan sur huit semaines
Reconstitué après la course à partir des paramètres historiques, ce document n’est ni l’original d’avant-course ni un relevé des séances réalisées. Les 56 jours sont conservés pour éclairer le récit.
- Objectif A 3:45 · 5:20/km
- Objectif B 3:55 · 5:34/km
Voir les huit semaines complètes (56 jours)
W1 · Base 36 km
- Lun
- Repos
- Mar
- Footing 4 km
- Mer
- Sortie avec le groupe, 8 km en endurance fondamentale
- Jeu
- Footing 4 km
- Ven
- Repos
- Sam
- Repos
- Dim
- Sortie longue 20 km à 5:34–6:39/km
W2 · Base 43 km
- Lun
- Repos
- Mar
- Footing 6 km, puis 4 à 6 accélérations courtes
- Mer
- Sortie avec le groupe, 8 km en endurance fondamentale
- Jeu
- Footing 6 km
- Ven
- Repos
- Sam
- Repos
- Dim
- Sortie longue 23 km à 5:34–6:39/km
W3 · Progression 47 km
- Lun
- Repos
- Mar
- Échauffement 2 km + 4 km au seuil à 4:50–5:04/km + retour au calme 1 km
- Mer
- Sortie avec le groupe, 8 km en endurance fondamentale
- Jeu
- Footing 6 km
- Ven
- Repos
- Sam
- Repos
- Dim
- Sortie longue 26 km à 5:34–6:39/km
W4 · Progression 52 km
- Lun
- Repos
- Mar
- Footing 5 km, puis 4 à 6 accélérations courtes
- Mer
- Sortie avec le groupe, 8 km en endurance fondamentale
- Jeu
- Footing 5 km
- Ven
- Footing 5 km
- Sam
- Repos
- Dim
- Sortie longue 29 km, dont les 3 derniers à l’allure marathon visée de 5:20/km
W5 · Pic 58 km
- Lun
- Repos
- Mar
- Échauffement 2 km + 5 km au seuil à 4:50–5:04/km + retour au calme 1 km
- Mer
- Sortie avec le groupe, 8 km en endurance fondamentale
- Jeu
- Footing 5 km
- Ven
- Footing 5 km
- Sam
- Repos
- Dim
- Sortie longue 32 km, dont les km 20 à 28 à l’allure marathon visée de 5:20/km
W6 · Pic 64 km
- Lun
- Repos
- Mar
- Échauffement 2 km + 6 km à l’allure marathon visée de 5:20/km + retour au calme 1 km
- Mer
- Sortie avec le groupe, 8 km en endurance fondamentale
- Jeu
- Footing 6 km
- Ven
- Footing 6 km
- Sam
- Repos
- Dim
- Sortie longue 35 km ; les 5 derniers à allure marathon sont facultatifs, selon les sensations dans les jambes
W7 · Affûtage 40 km
- Lun
- Repos
- Mar
- Footing 6 km, dont les 3 derniers à l’allure marathon visée de 5:20/km
- Mer
- Sortie avec le groupe, 8 km en endurance fondamentale
- Jeu
- Footing 6 km
- Ven
- Repos
- Sam
- Repos
- Dim
- Sortie longue 20 km, dont les 4 derniers à l’allure marathon visée de 5:20/km
W8 · Semaine de course 16 à 19 km avant course + marathon
- Lun
- Repos
- Mar
- Footing 6 km, puis 4 à 6 accélérations courtes
- Mer
- Sortie avec le groupe, 6 km en endurance fondamentale
- Jeu
- Footing 4 km, dont les 2 derniers à l’allure marathon visée de 5:20/km
- Ven
- Repos
- Sam
- Repos ou footing très léger de 3 km, facultatif
- Dim
- Jour de course : marathon de 42,195 km
Faites défiler le calendrier horizontalement ou passez à la vue quotidienne.
| Lun | Mar | Mer | Jeu | Ven | Sam | Dim |
|---|---|---|---|---|---|---|
Repos |
Footing 4 km |
Sortie avec le groupe, 8 km en endurance fondamentale |
Footing 4 km |
Repos |
Repos |
Sortie longue 20 km à 5:34–6:39/km |
Repos |
Footing 6 km, puis 4 à 6 accélérations courtes |
Sortie avec le groupe, 8 km en endurance fondamentale |
Footing 6 km |
Repos |
Repos |
Sortie longue 23 km à 5:34–6:39/km |
Repos |
Échauffement 2 km + 4 km au seuil à 4:50–5:04/km + retour au calme 1 km |
Sortie avec le groupe, 8 km en endurance fondamentale |
Footing 6 km |
Repos |
Repos |
Sortie longue 26 km à 5:34–6:39/km |
Repos |
Footing 5 km, puis 4 à 6 accélérations courtes |
Sortie avec le groupe, 8 km en endurance fondamentale |
Footing 5 km |
Footing 5 km |
Repos |
Sortie longue 29 km, dont les 3 derniers à l’allure marathon visée de 5:20/km |
Repos |
Échauffement 2 km + 5 km au seuil à 4:50–5:04/km + retour au calme 1 km |
Sortie avec le groupe, 8 km en endurance fondamentale |
Footing 5 km |
Footing 5 km |
Repos |
Sortie longue 32 km, dont les km 20 à 28 à l’allure marathon visée de 5:20/km |
Repos |
Échauffement 2 km + 6 km à l’allure marathon visée de 5:20/km + retour au calme 1 km |
Sortie avec le groupe, 8 km en endurance fondamentale |
Footing 6 km |
Footing 6 km |
Repos |
Sortie longue 35 km ; les 5 derniers à allure marathon sont facultatifs, selon les sensations dans les jambes |
Repos |
Footing 6 km, dont les 3 derniers à l’allure marathon visée de 5:20/km |
Sortie avec le groupe, 8 km en endurance fondamentale |
Footing 6 km |
Repos |
Repos |
Sortie longue 20 km, dont les 4 derniers à l’allure marathon visée de 5:20/km |
Repos |
Footing 6 km, puis 4 à 6 accélérations courtes |
Sortie avec le groupe, 6 km en endurance fondamentale |
Footing 4 km, dont les 2 derniers à l’allure marathon visée de 5:20/km |
Repos |
Repos ou footing très léger de 3 km, facultatif |
Jour de course : marathon de 42,195 km |
- Condition archivée : passer à l’objectif B si les sorties de 32 et 35 km n’ont pas toutes deux été terminées. Les terminer ne garantit pas l’objectif A.
- La sortie du mercredi avec le groupe était prévue en endurance fondamentale. Si elle se faisait à allure marathon, la séance du mardi devait devenir un footing.
- La progression initiale dépendait de l’absence de symptômes aux anciennes blessures ou aux articulations dans les 48 heures suivant la première sortie longue. Ce plan personnel passé n’est pas une prescription actuelle pour les lecteurs.
- Les 3 km du dernier samedi sont facultatifs. Le total de préparation avant la course est de 356 à 359 km sur huit semaines.
- Les totaux reconstitués diffèrent des 39 / 43 / 48 / 54 / 60 / 63 / 39 / 18 km conservés dans l’ancien document. Cette page fige la même reconstitution que le PDF fourni.
Trouver un hôtel à un prix acceptable pendant le marathon
Le visa s'est réglé plus facilement que prévu. J'ai aussi trouvé des vols avec de bons horaires et un tarif qui me convenait. C'est l'hôtel qui m'a fait chercher le plus longtemps.
Je voulais rester dans le centre, près du départ et de l'arrivée. En septembre, les prix des plateformes habituelles faisaient mal. Je me rappelle avoir vu environ 1 500 dollars pour une seule nuit avant la course. Certains hôtels n'avaient plus de chambres.
Puis j'ai trouvé la rubrique Hotels sur la page officielle destinée aux participants. Elle menait à Maritz, le partenaire hébergement de l'événement. On y trouvait les hôtels partenaires et leur distance par rapport au départ et à l'arrivée.
J'avais d'abord réservé le Westin River North pour moi seul. Ensuite, deux amis ont décidé de venir, et il a fallu changer les dates et le nombre de personnes. Après de nouvelles recherches, j'ai finalement choisi le Palmer House Hilton.
Nous étions trois pour quatre nuits. L'hébergement revenait à environ 1 850 dollars, soit autour de 1 900 dollars avec le lit supplémentaire.
Je n'ai pas conservé les captures des autres tarifs, donc je ne peux pas chiffrer une économie exacte. Mais ce lien sur le site officiel m'a permis de trouver une solution qui me convenait.
Au départ, je n'avais que l’e-mail de confirmation de la plateforme, pas celui de l'hôtel. Je me demandais encore si la chambre était bien réservée. Quand la confirmation de l'hôtel est arrivée, j'ai enfin pu me détendre.
Le jour de la course, l'emplacement était très pratique. J'étais dans le sas F, avec une entrée par Gate 1, à deux pâtés de maisons environ de l'hôtel. Comme c'était tout près, je n'ai pas utilisé la consigne.
Après la course, avec les jambes douloureuses, pouvoir rentrer à pied, prendre une douche et me reposer m'a paru valoir cette dépense.


Ce sont les frais de mon séjour en 2026. La page officielle évolue avec les éditions : vérifiez les hôtels, les prix et les conditions au moment de réserver.
Une piste de plus pour chercher votre hôtel à Chicago
Pour comparer les hébergements du week-end du marathon, je regarderais aussi le partenaire officiel en parallèle des plateformes habituelles :
- Passez par Hotels sur la page officielle des participants pour accéder au partenaire de l'édition concernée, avec vos vraies dates et le bon nombre de personnes.
- Comparez le total pour les mêmes nuits, la même catégorie de chambre et le même nombre d'occupants, taxes et lit supplémentaire compris. Le tarif affiché pour une nuit ne suffit pas. Pour nous, les quatre nuits à trois, avec le lit supplémentaire, ont coûté environ 1 900 dollars.
- Vérifiez le trajet jusqu'à votre entrée, les conditions de paiement et d'annulation, ainsi que les confirmations de réservation. Être près de la zone de départ ne signifie pas être aussi près de toutes les portes.
J'ai ainsi trouvé une chambre qui me convenait, mais je ne peux pas dire que ce canal est toujours moins cher. Pouvoir retrouver assez vite l'hôtel après l'arrivée comptait aussi dans mon choix.
Au semi, je pensais passer une très bonne journée
J'étais arrivé aux États-Unis plus tôt, avec quelques jours à Philadelphie avant de rejoindre Chicago le 8 octobre. Au moment du marathon, le décalage horaire ne me gênait presque plus.

Je suis allé retirer mon dossard en bus le vendredi midi. Le bus était rempli de gens qui allaient au même endroit. L'Expo était encore plus fréquentée que je ne l'imaginais. J'ai pris mon dossard et mon t-shirt, puis je suis reparti sans beaucoup visiter.

Le samedi, j'ai fait un musée et des magasins. Environ 10 km de marche. J'étais un peu fatigué, mais encore détendu. J'ai commencé à manger des pâtes vers dix-huit heures, puis j'ai très bien dormi. Le matin, ma montre affichait un score de sommeil de 97. Une raison de plus de penser que j'allais bien courir.

Le matin, j'ai bu une boisson glucidique caféinée et je suis parti vers sept heures. Sur le chemin du départ, je ressentais surtout de l'enthousiasme, pas vraiment de nervosité.

Je voulais faire un negative split, c'est-à-dire une deuxième moitié plus rapide que la première. L'idée était de partir autour de 5:30/km et d'accélérer progressivement.
En réalité, je suis parti trop vite.
J'avais lu que les grands immeubles pouvaient perturber le GPS. J'ai donc surtout suivi mes sensations. J'inspirais par le nez, expirais par la bouche, sans être essoufflé. Pour moi, cela voulait dire que cette allure pouvait durer.
Il faisait plus chaud que je ne l'espérais, mais je n'avais pas changé d'objectif. Je pensais commencer comme prévu et ralentir plus tard si les conditions l'imposaient.
10 km en 50:01. Le semi en 1:46:35.
J'ai bien vu ce temps. Je me suis dit que j'étais en forme et que les 3 h 45 étaient peut-être à ma portée.
Pour finir en 3 h 45 à allure régulière, il aurait fallu passer au semi en 1:52:30. J'avais presque six minutes d'avance. Pendant la course, j'en étais content.
Les temps officiels et les allures de la montre sur un même graphique
La première moitié a pris 1:46:35, la seconde 2:04:44, soit 18:09 de plus. Les segments rouges sont les moyennes officielles par intervalle, la ligne bleue les moyennes kilométriques de l’Apple Watch. Chaque série peut être affichée séparément.
Objectif 3:45, environ 5:20/km
Le parcours officiel fait 42,195 km, la montre indique 42,52 km. Les positions kilométriques ne coïncident pas exactement.
Voir les temps cumulés officiels et les allures par intervalle
| Point de mesure | Temps écoulé | Allure de l’intervalle |
|---|---|---|
| 5 km | 0:25:23 | 5:05/km |
| 8 km | 0:40:06 | 4:54/km |
| 10 km | 0:50:01 | 4:58/km |
| 15 km | 1:14:55 | 4:59/km |
| 20 km | 1:40:47 | 5:10/km |
| 21,0975 km | 1:46:35 | 5:17/km |
| 25 km | 2:07:29 | 5:21/km |
| 30 km | 2:34:38 | 5:26/km |
| 35 km | 3:04:50 | 6:02/km |
| 40 km | 3:38:16 | 6:41/km |
| 42,195 km | 3:51:19 | 5:57/km |
Voir les allures et la fréquence cardiaque au km, dernier tronçon partiel inclus
| Tronçon montre | Temps du tronçon | Allure moyenne | FC moyenne |
|---|---|---|---|
| 1km | 5:08 | 5:08/km | 159 bpm |
| 2km | 5:29 | 5:29/km | 161 bpm |
| 3km | 5:16 | 5:16/km | 159 bpm |
| 4km | 4:54 | 4:54/km | 157 bpm |
| 5km | 4:43 | 4:43/km | 160 bpm |
| 6km | 4:49 | 4:49/km | 165 bpm |
| 7km | 4:41 | 4:41/km | 165 bpm |
| 8km | 4:53 | 4:53/km | 163 bpm |
| 9km | 4:51 | 4:51/km | 167 bpm |
| 10km | 4:55 | 4:55/km | 166 bpm |
| 11km | 4:48 | 4:48/km | 164 bpm |
| 12km | 4:54 | 4:54/km | 164 bpm |
| 13km | 4:53 | 4:53/km | 161 bpm |
| 14km | 4:56 | 4:56/km | 162 bpm |
| 15km | 4:57 | 4:57/km | 162 bpm |
| 16km | 4:51 | 4:51/km | 162 bpm |
| 17km | 5:39 | 5:39/km | 163 bpm |
| 18km | 4:53 | 4:53/km | 161 bpm |
| 19km | 5:04 | 5:04/km | 161 bpm |
| 20km | 5:08 | 5:08/km | 161 bpm |
| 21km | 5:06 | 5:06/km | 161 bpm |
| 22km | 5:55 | 5:55/km | 162 bpm |
| 23km | 5:13 | 5:13/km | 162 bpm |
| 24km | 5:23 | 5:23/km | 162 bpm |
| 25km | 5:20 | 5:20/km | 162 bpm |
| 26km | 5:32 | 5:32/km | 162 bpm |
| 27km | 5:10 | 5:10/km | 161 bpm |
| 28km | 5:15 | 5:15/km | 162 bpm |
| 29km | 5:23 | 5:23/km | 165 bpm |
| 30km | 5:36 | 5:36/km | 165 bpm |
| 31km | 5:55 | 5:55/km | 166 bpm |
| 32km | 5:34 | 5:34/km | 172 bpm |
| 33km | 5:54 | 5:54/km | 165 bpm |
| 34km | 6:06 | 6:06/km | 163 bpm |
| 35km | 6:10 | 6:10/km | 161 bpm |
| 36km | 5:59 | 5:59/km | 164 bpm |
| 37km | 6:18 | 6:18/km | 163 bpm |
| 38km | 7:01 | 7:01/km | 159 bpm |
| 39km | 6:52 | 6:52/km | 160 bpm |
| 40km | 6:12 | 6:12/km | 165 bpm |
| 41km | 6:02 | 6:02/km | 164 bpm |
| 42km | 5:40 | 5:40/km | 170 bpm |
| Dernier tronçon, moins de 1 km | 3:08 | 5:55/km | 171 bpm |
La fréquence cardiaque enregistrée par la montre
L’Apple Watch indique une moyenne globale de 163 bpm. La ligne relie les moyennes par kilomètre pour montrer la tendance, pas des mesures seconde par seconde. Le dernier point correspond au tronçon de moins de 1 km.
Sources et différences d’enregistrement
L’axe horizontal garde les distances propres à chaque source. Un kilomètre de montre ne correspond pas forcément au même endroit qu’une borne du parcours. Les points bleus sont placés au milieu des tronçons, le dernier approximativement d’après la distance totale arrondie. Aucune donnée seconde par seconde n’a été ajoutée ou interpolée.
Sources : capture officielle de suivi fournie par l’auteur, quatre captures des tronçons Apple Watch et résumé de séance. La montre affiche 3:50:27 de séance et 3:51:18 écoulées, contre 3:51:19 au résultat officiel. La somme des tronçons affichés est inférieure d’une seconde au temps de séance ; les valeurs sont conservées. Ces graphiques ne permettent pas de déterminer la cause des crampes.
Les résultats sont accessibles depuis la page officielle Results.
« You can make it » au bord de la route
L'ambiance était formidable. J'ai couru sans écouteurs, et les encouragements ne s'arrêtaient pas. À certains endroits, le bruit me faisait presque mal aux oreilles.
Mes amis avaient envoyé un point de rendez-vous près du départ. Le réseau passait mal, et je n'avais pas reçu leur message tout de suite. J'ai fini par le voir et, après environ un kilomètre, je les ai retrouvés à droite pour taper dans leurs mains. Ils m'ont aussi photographié plus tard, mais je ne les ai pas vus cette fois-là. Il y avait trop de monde et trop de bruit.

Après le semi, mon pied gauche a commencé à s'engourdir légèrement. Je sentais aussi de petites contractions à l'avant de la cuisse. Je pouvais encore courir, mais après 30 km le ralentissement était évident.
J'avais huit gels et j'en ai mangé sept, globalement au rythme prévu d'un toutes les trente minutes. J'ai aussi pris les produits de supplémentation en sel prévus. Je ne sais toujours pas pourquoi mon pied s'est engourdi ni pourquoi j'ai eu ces crampes.
La première vraie crampe est arrivée vers le kilomètre 38, à l'arrière du mollet. Je suis parti en titubant vers le bord de la route. Un homme m'a retenu, a ouvert une Gatorade et m'en a donné une petite gorgée.
« You can make it, you can make it », répétait-il.
J'ai étiré un peu la jambe et j'ai pu repartir assez vite. Aujourd'hui, je regrette de ne pas avoir pris de photo avec lui. Sur le moment, je voulais surtout continuer.
La deuxième crampe est venue peu après, plutôt à l'avant de l'autre cuisse.
La troisième était tout près de l'arrivée. J'ai voulu accélérer une dernière fois, et la crampe est revenue. Encore un arrêt sur le côté pour étirer, puis un redémarrage lent.
La respiration allait encore. Les jambes ne répondaient plus comme je le voulais. Dès la première crampe, j'avais compris que les 3 h 45 seraient difficiles.
J'ai franchi la ligne en 3:51:19.
Après la ligne, ce n'était pas tout à fait fini
Mes jambes semblaient encore prêtes à se contracter. Rester debout était pénible. M'asseoir ou m'allonger par terre ne m'aidait pas non plus. Sur une chaise, c'était un peu mieux.
J'ai demandé de l'aide médicale. Le personnel m'a conduit au poste médical en fauteuil roulant, a mesuré ma fréquence cardiaque et ma tension, noté mes informations et surveillé mon état.
J'avais encore assez d'humour pour demander à l'un d'eux : « Will I see my mom again? »
Après environ quinze minutes, je me sentais mieux. Je suis sorti doucement pour retrouver mes amis. Nous avons pris des photos, rejoint l'hôtel à pied pour une douche, puis bien mangé dans un restaurant de grillades à volonté.



Le lundi, les escaliers étaient encore difficiles. Le mardi, cela allait mieux. Le jeudi, je me sentais presque remis. J'ai repris la course une semaine après le marathon.
Je ne m'en veux pas trop de ne pas avoir atteint l'objectif. J'ai amélioré mon record, et je vois encore beaucoup de choses à travailler.
Si je pouvais revenir juste avant le départ, je me dirais de partir moins vite. Je prendrais aussi davantage en compte les sorties longues que je n'avais pas terminées.
Mais Chicago m'a laissé bien d'autres souvenirs.
J'aimais être au bord du lac quand il faisait beau. En marchant en ville avec ma médaille, des inconnus la remarquaient et me félicitaient. Dans ces moments-là, j'étais simplement content d'être venu.

Quand j'avais accepté le dossard, je pensais que ce serait peut-être ma seule visite pour le marathon. Après l'avoir couru, j'avais envie de découvrir d'autres courses et d'autres villes, et de continuer à collectionner les médailles. Un record personnel, c'est encore mieux. Sinon, le prochain chrono pourra attendre une autre course.
La prochaine fois, je pourrais tout de même acheter moins de magnets pour le frigo.
